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[Courrier de l’Ouest] « Partie prenante », une pièce pour se forger un avis sur le développement durable

ouest-franceC’est peut-être le premier « spectacle pédagogique d’entreprise ». Partie prenante, écrite par Stéphanie Savel, Jean-Pierre Gauthier et Jean-Pierre About a été créé mardi soir.

Coproduite par ASG Stratégie et gouvernance et le Conservatoire National des Arts et Métiers, cette pièce d’une heure est désormais proposée comme un « cursus de formation » à des comité de direction d’entreprise, des cadres, des syndicats et associations de collectivités locales. Quatre personnages, porteurs de visions opposées du sujet, comparent, dans le cadre d’un projet concret de développement durable, leurs points de vue, paradoxes et contradictions.

Une chef d’entreprise s’engage dans une action de développement durable par opportunité plus que par conviction. Quant au maire de la commune, salarié et administrateur de la société, au « penser global, agir local » il préfère l’agir local. Comment va-t-il se déterminer face à un projet de délocalisation en Pologne ? Il y a aussi un jeune consultant idéaliste, riche d’une expérience en ONG en Afrique et une journaliste qui pose toutes les bonnes questions poil à gratter. Comment ces quatre personnages aborderont-ils la complexité des enjeux ? Comment feront-ils pour avancer ?

Pas une pièce à thèse.

Le « développement durable », vrai philosophie pour l’action ou marketing moderne ? Qui paye quoi à qui et pour qui ? Le rôle des syndicats, des élus…

L’intérêt de ce travail théâtral (au terme duquel est toujours proposé un débat) est que, contrairement aux apparences, ce n’est pas une pièce à thèse. C’est ni noir ni blanc et sans angélisme. Au lieu d’affirmer par exemple que l’engagement d’une entreprise dans le « développement durable » fait forcément gagner de l’argent (ce qu’on entend parfois), les auteurs posent plus subtilement la question de savoir pourquoi une entreprise ainsi engagée ne pourrait pas en gagner et pas seulement en « capital de réputation ».

Au fil de la pièce, les quatre personnages, se polissant les uns les autres, évoluent mais sans perdre leur âme. Et il appartient finalement aux spectateurs de se forger ses propres réponses.